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Replantation d’arbres sur la rue Hubert Delisle

blason-2016 Replantation d’arbres sur la rue Hubert Delisle

Lors de la tempête Fakir, un des tulipiers du Gabon situé en centre-ville, a été renversé. Cet arbre, au bois très cassant, est en effet très sensible aux vents cycloniques. Le diagnostic sanitaire réalisé sur ces arbres, plantés il y a plus de 20 ans sur la route Hubert Delisle, a également mis en évidence la présence de termites et de champignons.

Outre le risque de chute, ces individus plantés empiètent sur la voie publique et leurs racines endommagent les trottoirs et les réseaux d'assainissement, de téléphone et d'électricité. Grâce au retour d'expériences récent des aménageurs, il est recommandé en milieu tropical de ne plus planter cette espèce en zone urbaine car son système racinaire nuit aux infrastructures.

Le tulipier du Gabon (Spathodea campanulata) est classé depuis quelques années parmi les 100 espèces les plus envahissantes au monde par l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), qui sont l'une des causes de la perte de biodiversité mondiale. Christophe Lavergne, responsable du service « Conservation de la Flore et des Habitats » au Conservatoire Botanique National-CPIE Mascarin, explique que «  le tulipier du Gabon a déjà envahi de nombreux pays. A La Réunion, il a été introduit dans les années 1950 comme arbre d’ornement. Ses nombreuses graines ailées sont dispersées par le vent et se propagent sur de longues distances à plusieurs centaines de mètres du pied mère. Des populations spontanées ont déjà été détectées à plusieurs endroits de l'île : l'espèce représente une menace très sérieuse pour nos espèces indigènes et endémiques de La Réunion».

La DEAL a organisé des ateliers de travail avec divers acteurs locaux en 2016 pour déterminer la liste des plantes exotiques potentiellement envahissantes à ne pas introduire ni planter sur le territoire de La Réunion. Une liste de 810 espèces, où figure le Tulipier du Gabon, doit être reprise dans un arrêté ministériel qui a fait l'objet d'une consultation publique du 16 février au 12 mars 2017.

Afin de garantir la sécurité de tous les usagers et riverains et d'éviter que le tulipier du Gabon se propage au détriment des espèces indigènes et endémiques de l'île, ces arbres en mauvais état sanitaire seront coupés.

Ils seront remplacés par des palmiers endémiques de La Réunion, Hyophorbe indica, produits au sein des pépinières communales afin de porter une action supplémentaire en faveur du patrimoine naturel réunionnais et de la biodiversité.

Afin de ne pas perturber les activités du centre-ville, les travaux seront effectués de nuit.